J'ai rarement su ce qu'était demain, comme chacun d'entre vous tous j'en
suis bien certaine, parce que sous mes carapaces de faux bonheur
s'éternise désespéremment l'immensité. Celle que je prônais sans dire
pour autant que la vérité s'achève, tout n'est qu'impermanence,
insatisfaction, rétissance. J'aurai beau dire qu'il est trop tard pour
mieux aimer que la vie se sera manifestée autrement, déguisée
sous ses plus aguichants jours, dérobant ainsi l'impalpable moment
présent, délibérant des émotions cachées depuis trop longtemps, la peste
du corps comme seule compagne, le soir venu j'aurai beau te
réprimander, ta présence manquant à mes tripes si je n'avais trop à
m'occuper autrement. Des carences semblant légitimes quand ton départ
n'était cependant que mon arrivée sur ces pages blanches autrefois
barbouillées. - Marjolaine Robchaud, 21 Juillet 2012
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