Au lendemain de mon emprise
j'accepte le départ
lent
et serein
des habitudes acquises
La tête encore un peu lourde
s'efface des jours létargiques
carêmes émotifs sans détours
si l'on me demande de tracer chemin
du parcours autrefois emprunté
l'amas d'expériences redoutables
apparaîtra dans le lot
de jours quelques peu abîmés
j'ai chaviré longuement dans
la mer des soupirs dévastateurs
je me suis noyée
dans trop de visages éloignés
je regarde souvent
ce passé étrangement pleuré
les jours plus solitaires
l'un de l'autre
l'enfant intérieur détruit
par ce que l'on ne lui
avait aucunement donné
j'ai cessé aujourd'hui
ne serait-ce qu'un brin
de courir après l'absolu
ce qui n'apparait jamais
au bout de mes doigts
l'invisible connu de tous
ce que l'on veut
sur le champ
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