Je ne sais certes si je
repartirais à ta conquête, les temps sont lourds et je n'ai plus la tête
à y penser, à toi. Rapidement découvert, trop vite apprécié je t'ai
découpé de sang froid jusqu'à ce que je te rende incompris. Les mains
d'un salaud ne valent plus rien si la piqûre de ta douceur accroche mes
veines. J'ai bien beau vouloir tourner la page de chaque chapitre qui me
fait souffrir. C'est pas si facile de faire comprendre cette petite
fille de ces malheurs que la solitude peut fonder. J'échappe toujours
chaque soir aux possibilités que je pourrais m'offrir, la galère de ta
photo sur mon mur dont je n'arrive point à enlever l'épingle. L'épingle
qui me fend la peau chaque semaine encore quand je te vois, même si un
peu moins. Si seulement tu pouvais être malhonnête et indélébile que je
puisse t'hair au plus profond, tu restes pourtant l'être intrinsèque si
charmant. J'ai peine à y croire je parviens mieux à t'oublier lorsque
mes pensées vagabondent en tous ces endroits. Je magasine une paix
intérieure se construisant à l'extérieur de ton image.
Peut-être te reverrai-je mais j'aurai certes autant mieux compris ce que signifie la perte. Avoir quelque chose est impermanent comme la vie nous enseigne, je possède aussitôt l'amour que je peux bien me procurer.
Cicatrisée je demeure.
Peut-être te reverrai-je mais j'aurai certes autant mieux compris ce que signifie la perte. Avoir quelque chose est impermanent comme la vie nous enseigne, je possède aussitôt l'amour que je peux bien me procurer.
Cicatrisée je demeure.
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