jeudi 28 juin 2012

La solitude m'a envahie et ne m'abandonne pas. Le sentiment d'être trahie en ce vendredi m'a effleurée et importunée. J'aimerais que tu me laisses tranquille mais en même temps, aime-moi, souffre avec moi. Pourquoi suis-je seule lorsque plusieurs veulent m'embrasser? Pourquoi souffrir tant quand ils veulent autant m'accompagner? Pour être dans mon lit, certes, ne partager que mes effleurements inédits. Pendant que je me noie de fatigue sur cette table, je n'écoute que vos faux rires, envahis de solitude accablante. Vous ne vous aimez peu, je vous le dis, ne vivant qu'à moitié chacune de vos petites libertés. Ouaip, j'ai ce sentiment. De colère autant que de tristesse, de froideur et de maladresse! Ô souffrance, comme tu m'aimes, comme tu me colles à la peau depuis si longtemps. Comme j'aime te regarder telle une vipère, une mauvaise mère! Si tu savais comme je t'aime, car tu me fais haïr, tu me fais grandir! Tu me fais pleurer, tu me fais glander. Toujours noyée de fatigue sur cette table, je suis là à cette fête, un vendredi matinal. L'aube se lève déjà, les temps sont difficiles. J'aimerais bien avoir le coeur au plaisir et me joindre à vos plaisirs de vampires, mais la seule chose que je puisse faire à ce moment même est de contempler mes pensées, mes souvenirs. Poutine et jus de raisin, voilà mon plaisir de clandestin. Je quitte votre table, la marche sera courte jusqu'à ma demeure. Cela dit, la musique accompagnant mes oreilles altère mon humeur. Tous les murs de la ruelle sont pavés de dessins expressifs dérangeants pour plusieurs. Le soleil levant donne un aperçu torride au passage odorant de la ville. Cette mélodie extériorise bien la tranquilité des passants. Je souffrais certes il y a peu, ah! Que de misère. J'ai quitté cet endroit du tonnerre et la ruelle me parle plus, même. L'expression éclatante de chaque lettre vaporisée, la violence apportée, au moins ces murs me racontent la vérité. La rue pavée est avide de gens et d'espace, le calme règne. J'aime cette solitude, ah, c'est soudain. Chacun des lampadaires illumine quelques unes des briques du pavé. J'entre dans le parc dépeuplé, la mélancolie régnant entre chaque arbre me fait du bien. Je marche, droite, vers ma demeure. Mais avant, je me laisse le droit de profiter de ces petits moments de nature, de bonheur.

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